Le douzième signe du Japon : Un sanglier, pas un cochon
Le Japon a hérité du même système du zodiaque à douze branches que la Chine, mais dans la tradition japonaise, l'animal associé à la dernière branche, 亥, est un Sanglier (cochon / sanglier inoshishi) plutôt que le cochon domestique figurant dans les listes du zodiaque chinois. Le signe 亥 représente la différence animale la plus évidente et la plus marquée parmi les douze.
Un monde, deux limites annuelles
Cette page traite de la manière dont le zodiaque s'est adapté lors de son introduction au Japon. Il ne s'agit pas du système chinois tel qu'il est pratiqué en Chine. Il s'agit d'une variante est-asiatique qui reprend les branches terrestres chinoises, mais dont la dernière est interprétée différemment.
Le seul changement : 亥 représente un sanglier
À proprement parler, Les douze signes du zodiaque chinois jūnishi désigne les douze branches terrestres elles-mêmes. Dans le japonais courant moderne, eto est souvent utilisé de manière imprécise pour désigner les douze animaux du zodiaque, bien que le terme plus ancien Les signes du zodiaque chinois kanshi Ce terme désigne en réalité le cycle complet des tiges et des branches, qui compte 60 paires, et non pas uniquement les douze branches. Cette page traite des douze signes du zodiaque associés à ces branches.
Le zodiaque chinois se termine par le Cochon, et l’ensemble du cycle forme une boucle de douze branches terrestres : 子, 丑, 寅, 卯, 辰, 巳, 午, 未, 申, 酉, 戌, 亥. Le Japon, la Corée et le Vietnam ont tous hérité de la Chine de ce même cycle de douze branches. 亥 est le cas le plus évident de substitution d’animal au Japon ; la plupart des onze autres branches correspondent aux mêmes animaux qu’en Chine, bien que 未 constitue une exception partielle, abordée ci-dessous.
亥 est le symbole de la branche ; Cochon / inoshishi C'est l'animal que le Japon associe à cette branche — le caractère de la branche en lui-même ne signifie pas “ sanglier ” en soi, pas plus que le caractère 子 ne signifie intrinsèquement “ rat ”. Ce même caractère 猪 désigne un animal différent de chaque côté de la mer : en chinois, 猪 (zhū) est le mot courant pour désigner le porc domestique. En japonais, « 猪 » se lit inoshishi et donne un nom au sanglier; le porc domestique est désigné par un caractère différent, 豚 (buta).
La distinction entre 猪 et 豚 sur une seule ligne
猪 = sanglier (inoshishi) au Japon, mais cochon domestique (zhū) en Chine. 豚 = cochon domestique (buta) au Japon. Ainsi, un calendrier du zodiaque japonais et un calendrier chinois peuvent utiliser la même branche terrestre tout en désignant deux animaux différents.
Les douze animaux, version japonaise
En parcourant la branche, l'animal japonais contemporain de la vie quotidienne correspondant à chaque signe Cela ressemble à ça. Les caractères de la branche sont les mêmes qu'en Chine ; le nom courant de l'animal est celui que l'on entendrait dans une conversation sur l'année du signe de quelqu'un.
| Agence | Panneau en japonais | Sens | Animal chinois | Comme en Chine ? |
|---|---|---|---|---|
| 子 | 鼠 nezumi | Rat | Rat | Oui |
| 丑 | vache ushi | Bœuf | Bœuf | Oui |
| 寅 | Tigre tora | Tigre | Tigre | Oui |
| 卯 | 兎 usagi | Lapin | Lapin | Oui |
| 辰 | 竜 tatsu | Dragon | Dragon | Oui |
| 巳 | Serpent hebi | Serpent | Serpent | Oui |
| 午 | 馬 uma | Cheval | Cheval | Oui |
| 未 | Mouton mouton | Mouton | Chèvre / Mouton | La traduction varie |
| 申 | 猿 saru | Singe | Singe | Oui |
| 酉 | 鶏 tori | Coq | Coq | Oui |
| 戌 | 犬 inu | Chien | Chien | Oui |
| 亥 | Cochon inoshishi | Sanglier | Cochon | Non |
Les lectures correspondent aux noms d'animaux courants du japonais moderne ; 亥 est le cas le plus évident de substitution pure et simple. 未 est l’autre cas qui mérite qu’on s’y attarde : il est généralement traduit par “ mouton ” dans les sources anglophones japonaises et coréennes, tandis que les traductions anglophones chinoises varient entre « chèvre » et « mouton » pour la même branche — ainsi, le fait que ce signe ait « changé » dépend en partie du mot anglais que la partie chinoise choisit d’utiliser.
Mais pourquoi un sanglier, au juste ?
Aucune source japonaise n'affirme que le zodiaque ait inventé le sanglier. Ce que l'on peut affirmer avec certitude, c'est une correspondance actuelle, et non une chronologie historique documentée des événements : Le Japon utilise le même système à douze branches que la Chine, et en japonais moderne, 猪 désigne le sanglier (inoshishi) tandis que le porc domestique est représenté par un caractère distinct, 豚 (buta) — et c’est cette différence linguistique existante qui se reflète dans l’association animale japonaise pour 亥. Déterminer exactement quand et comment cette distinction entre 猪 et 豚 s'est opérée par rapport à l'arrivée du zodiaque relève en réalité de l'histoire de la langue ; ce n'est pas quelque chose que le zodiaque lui-même explique, ni que cette page puisse rattacher à un seul événement documenté. Des découvertes archéologiques montrent que les cochons domestiques étaient présents au Japon depuis l’Antiquité, avec notamment des preuves évidentes datant de la période Yayoi ; il serait donc exagéré de réduire cette différence à une simple histoire du type “ le Japon avait des sangliers mais pas encore de cochons ” — les deux animaux existaient déjà bien avant l’arrivée du calendrier.
Il existe également un élément lié à l'histoire de ce caractère qui est parfois évoqué en même temps, et il convient d'y prêter attention également. Les anciens Chinois utilisaient plusieurs mots et caractères qui se recoupaient pour désigner les suidés, notamment 豕, 彘, 豬 et 豚, et des sources classiques telles que le Shuowen Jiezi définir ces caractères les uns par rapport aux autres plutôt que de tracer un parcours unidirectionnel bien net allant de “ sanglier ” à “ porc d'élevage ”. Leur relation historique est plus complexe qu'une simple histoire de restriction sémantique ; cette page traite donc la distinction moderne entre 猪 et 豚 en japonais comme un fait avéré et vérifiable, plutôt que de prétendre à une seule et unique origine étymologique établie expliquant comment cette distinction s'est formée.
Signification de « Boar folk » vs signification de « Pig folk »
Ces deux symboles animaliers ont donné lieu à des associations culturelles quelque peu différentes en Chine et au Japon. Aucune de ces interprétations ne prétend refléter une véritable personnalité : il s’agit là d’interprétations populaires héritées du passé.
Dans la symbolique populaire chinoise, le cochon est associé à l'abondance, à un grenier bien rempli et au confort d'un foyer stable. Il clôt le cycle sur une note sereine et prospère.
En japonais, le sanglier est étroitement associé à l'idée d'une charge en avant, comme l'illustre particulièrement bien l'expression « 猪突猛進 » : se précipiter tête baissée vers un objectif, souvent accompagnée d'une mise en garde contre l'imprudence. Par ailleurs, dans le zodiaque japonais moderne, le signe du Sanglier est également associé à une bonne santé.
La branche 亥 et le caractère sont identiques ; seuls le référent et sa symbolique ont été adaptés au contexte local. Voilà toute l'histoire de ce signe.
La perception d'une “ offensive ” n'est pas qu'une simple impression vague : elle s'inscrit dans une véritable expression idiomatique de quatre caractères. avancer tête baissée (chototsu-mōshin) évoque littéralement un sanglier qui charge tête baissée. Les dictionnaires japonais l’utilisent pour décrire le fait de se précipiter imprudemment vers un objectif sans prêter attention aux personnes ni aux circonstances qui nous entourent — son sens traditionnel est donc souvent plus critique que le simple fait d’être “ courageux ”, et cela ne reflète pas la façon dont les sangliers sauvages se déplacent réellement — Notes d'information destinées au public, rédigées par le zoo de Tokyo que les vrais sangliers peuvent tourner, sauter et changer de direction, plutôt que de se contenter de charger en ligne droite. Il figure également sur les cartes de vœux du Nouvel An lors des années du sanglier, car le caractère 猪 est l'animal associé au signe 亥, même si le caractère de la branche lui-même est 亥, et non 猪.
Le Japon face au reste de l'Asie de l'Est
C'est pour le signe 亥 que le Japon a procédé à la substitution animale la plus évidente, en utilisant le sanglier. La Corée conserve le cochon pour le signe 亥 ; le Vietnam fait de même. Le signe 未 est généralement traduit par « mouton » au Japon et Corée, alors que les traductions chinoises en anglais varient entre “ chèvre ” et « mouton » — si bien qu’une liste comparative peut donner l’impression que plusieurs branches ont « changé », selon le mot anglais utilisé par les sources de chaque camp pour traduire 未. La substitution la plus évidente du Vietnam se trouve ailleurs : elle remplace le Lapin par un Chat (et parfois le Bœuf par un Buffle d’eau), ce qui est une autre histoire. Le test le plus simple pour 亥 en particulier : demandez ce qui se trouve sur cette branche. La Chine et la Corée répondent « Cochon », le Japon « Sanglier », et le Vietnam « Cochon » également.
Une astuce utile pour s'en souvenir : inoshishi et le caractère 猪 forment le duo « sanglier ». Si un tableau mentionne un « sanglier » là où vous vous attendiez à un « cochon », vous êtes face à la seule substitution propre au Japon.
Quel Nouvel An ? Le mois de février approche
La Chine change de signe à l'occasion du Nouvel An lunaire, dont la date varie entre fin janvier et mi-février. Au Japon, la pratique courante consiste à changer de signe chaque jour, le 1er janvier selon le calendrier grégorien, et non selon le calendrier lunaire. Ainsi, pour les naissances survenant en janvier et début février, les deux systèmes peuvent présenter des divergences — le même écueil que celui qui existe autour de la date du Nouvel An chinois, mais décalé dans le temps. Vérifiez bien le calendrier du système que vous consultez avant de vous fier à l’animal qui y est associé.
Le zodiaque japonais est-il identique au zodiaque chinois ?
C'est très proche. Les douze branches terrestres sont identiques, et la plupart des interprétations des douze animaux correspondent. La différence la plus flagrante concerne le dernier signe : le Japon utilise le sanglier pour 亥, tandis que la Chine utilise le cochon domestique. Le signe 未 présente une différence plus subtile : il s'agit généralement du mouton au Japon, tandis que les traductions anglaises chinoises varient entre la chèvre et le mouton.
Pourquoi le Japon utilise-t-il un sanglier plutôt qu'un cochon ?
En japonais moderne, le caractère 猪 désigne le sanglier (inoshishi), tandis que le porc domestique est représenté par un caractère distinct, 豚 (buta). Cette différence linguistique se reflète dans l'association animale japonaise du signe du 亥 ; le parcours historique qui a conduit à cette distinction est plus complexe qu'un simple “ échange ” documenté, et cette page ne prétend pas l'attribuer à un seul événement.
Le kanji 猪 signifie-t-il « cochon » ou « sanglier » ?
Les deux — cela dépend de la langue. En chinois, 猪 (zhū) désigne le cochon d'élevage. En japonais, 猪 se lit « inoshishi » et désigne le sanglier, tandis que le cochon s'écrit 豚. Le caractère est le même ; c'est la signification qui a évolué au fil du temps.
Quand commence l'année du zodiaque japonais ?
Dans la vie quotidienne moderne, au Japon, l'année du signe commence le 1er janvier selon le calendrier grégorien, tandis qu'en Chine, elle commence au Nouvel An lunaire, dont la date varie entre fin janvier et mi-février. Les personnes nées en janvier peuvent donc être associées à des signes différents selon le système utilisé.
Quels autres animaux diffèrent entre le Japon et la Chine ?
Le douzième signe, 亥, est le cas le plus évident de substitution pure et simple (le sanglier à la place du cochon). Le signe 未 est un cas plus nuancé : le Japon (et la Corée) le traduisent généralement par « mouton », tandis que les traductions chinoises en anglais varient entre « chèvre » et « mouton » pour cette même branche — le Japon n’importe pas tant un animal différent qu’il n’adopte un mot anglais différent pour désigner le même signe traditionnel.
L'année du sanglier japonais correspond-elle à l'année du cochon en Chine ?
Pas tout à fait. L'année du sanglier japonais correspond au même signe 亥 que l'année du cochon chinois, mais les dates de début et de fin de l'année diffèrent — le Japon prend comme référence le 1er janvier, tandis que la Chine se base sur le Nouvel An lunaire —, ce qui explique que ces deux calendriers puissent marquer différemment le début et la fin d'une année.
Vous vous demandez quelle est votre signe selon le système chinois ?
Cette page compare les systèmes de dénomination de trois pays. Votre propre animal chinois, votre élément et votre tableau complet des tiges et des branches constituent une dimension distincte, plus personnelle :
Note de la rédaction
Les interprétations populaires et symboliques présentées sur cette page relèvent de la tradition et ne constituent en aucun cas une science traitant des comportements ou de la personnalité réels. La distinction entre les données calendaires (branches, personnages, limites des années) et la dimension symbolique est clairement établie. Les douze animaux du zodiaque japonais, dont le sanglier (亥), suivent la référence du zodiaque de Nippon.com ; la traduction coréenne de 未 par “ mouton ” suit la référence en anglais du Musée national du folklore de Corée ; la distinction entre les caractères 猪 et 豚 suit l’entrée de Wiktionary consacrée à 猪 ; l’expression idiomatique 猪突猛進 est rapportée par le service japonais du Quotidien du Peuple et définie dans les dictionnaires japonais d’expressions à quatre caractères ; la remarque selon laquelle les véritables sangliers sauvages peuvent faire demi-tour et changer de direction plutôt que de se contenter de charger en ligne droite s’appuie sur une page d’information publique du zoo de Tokyo consacrée au comportement des sangliers. Tous ces liens figurent ci-dessus dans le texte. Quant à la raison pour laquelle le caractère japonais 猪 et le caractère chinois 猪 désignent des animaux différents : cette page considère la distinction moderne entre ces caractères comme un fait avéré et évite délibérément de proposer une explication causale unique et catégorique — l’explication selon laquelle « le Japon ne disposait pas de porcs d’élevage » n’est pas suffisamment étayée (la présence de porcs domestiques au Japon est attestée depuis l’Antiquité, y compris pendant la période Yayoi), et l’histoire plus ancienne des caractères 豕/彘/豬/豚 est plus complexe qu’un simple passage du sauvage au domestique. Rien ici ne constitue un conseil financier, médical ou relationnel. Cette page accompagne les pages du site consacrées au système chinois — le Japon et le Vietnam sont des variantes locales de la même roue des douze branches, et non des ajouts au zodiaque chinois.